Et si les syndicalistes de la RATP chantaient leurs revendications en Lipdub ?

Une fois de plus, les maîtres-chanteurs de la RATP ont mis leurs menaces à exécution : Depuis jeudi, beaucoup de Franciliens, à commencer par les moins aisés, subissent un véritable calvaire à cause des blocages dans les transports publics. Celui-ci semble devoir se prolonger encore quelques jours, du moins probablement tant que les professionnels de la grève n’auront pas obtenus en sous-main quelque avantage qui permettra à la fois au gouvernement de sauver la face -qui vient justement de la perdre avec leur affligeant lipdub- en prétendant n’avoir pas cédé, et aux syndicats de renforcer leur emprise sur la société civile.

Rappelons qu’un rapport de 2007 de la Cour des Comptes rendu public révèle un train de vie de la RATP qui a de quoi énerver et dont je vous donne ici que quelques chiffres révélateurs  :

* Des salaires jusqu’à 10 000 euros, qui ont augmenté de plus de 18% en 6 ans
* Une retraite à 53 ans, voire 50 ans pour certains
* Une pension 40% plus élevée que dans le privé, calculée au taux de 75% des 6 derniers mois
* Un temps de travail largement inférieur à celui de leurs collègues européens : jusqu’à 500 euros de plus par mois en début de carrière pour 250 heures travaillées en moins.
* Un endettement de 4,3 milliards d’euros
* Les recettes provenant de la vente de billets ne représentent que 50% du chiffre d’affaires (le reste étant constitué de subventions)
* Les charges de personnel représentent 123% des recettes provenant de la vente de billets !
* Le régime spécial de retraite est tellement avantageux qu’il est déficitaire, et compensé par le régime général des salariés du secteur privé.

Ce qui revient à dire que tous les Français paient d’une façon ou d’une autre les privilèges des agents RATP…

Je me demande toujours pourquoi ne pas régler le problème à la source en automatisant toutes les rames de métro et de RER, sur le modèle de la ligne 14 du métro parisien qui offre le meilleur rapport qualité-prix-performances-sécurité depuis sa mise en service. Ah mais bien sûr j’avais oublié : on a pas le droit de licencier un employé de la RATP, c’est balo !

Et à côté de cela, nous avons un gouvernement qui, au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes -et quand il fait mine de s’y attaquer, il ne fait passer que 20% des réformes utiles par manque de courage, ce qui, du coup, n’aura aucun effet- se laisse embringuer dans un pathétique numéro de claquettes avec leur libidineux lipdub, véritable politique-spectacle dégoulinant de staracadémisme et de mauvais goût.

« Pour tous ceux qui veulent changer le monde » disent-ils… et bien ça commence par prendre des décisions courageuses bien qu’impopulaires et difficiles, mais qui remettront notre pays sur le chemin de sa santé.

Comme le dit l’historien François-Charles Mougel dans son ouvrage Histoire de la Grande-Bretagne contemporaine (collection Que sais-je ?), que l’on approuve ou pas la politique thatchérienne, tout les spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire que lorsque Tony Blair a repris le pays aux Conservateurs en 1997, au moins il avait un pays sain entre les mains, ce qui était loin d’être le cas en 1979 quand The Iron Lady est arrivée au 10 Downing Street (voir billet sur le Thatcherisme).

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Libé-rez nous !

Ce mardi 10 novembre 2009, le quotidien national de gauche Libération (!!) livre un très intéressant sondage sur la cartographie des peuples de gauche modernes. Traditionnellement, on pense aux trois grandes familles qui composent le paysage de gauche en France, soit le communisme, le socialisme et le mouvement écologiste. Mais cette étude nous révèle notamment que le social-libéralisme fait une vraie belle progression, ce qui est à saluer, atteignant 19% des gens se réclamant de gauche, à égalité avec le communisme antilibéral, anticapitaliste et altermondialiste, ce qui, par contre, est grave.

Plus étonnant, une catégorie difficilement « plaçable » sur l’échiquier politique : une famille nommée « morale anticonsumériste », une famille qui, selon Libé, « ne conteste plus le modèle libéral, mais qui accorde (…) de l’importance aux valeurs et à la morale« . A croire que le libéralisme est amoral et sans valeurs. Merci Libé.

Mais le plus drôle est à venir : le « leader » de cette famille atypique serait… Ségolène Royal. Là, on rit.

L’autre grand enseignement de cette étude est qu’il aura fallu un sondage pour réaliser -enfin- que les mouvements écologistes sont une famille à part entière de la gauche. Mais, ce qui est dommage, c’est de circonscrire le souci environnemental à la gauche. Aujourd’hui -ce qui n’était pas vrai il y a encore 5 ans- le centre et la droite républicaine ont également pris à bras le corps les questions écologiques. Mais Libé martèle en titre : « A gauche, l’écologie prend racine« . Bah oui, alors qu’à droite et au centre, on s’en tape encore, on est que des gros pollueurs de merde. C’est bien connu.

Allez, encore du comique qui ressort de ce sondage. Premier paradoxe : alors que le pourcentage de personne se réclamant de gauche refusant toute réduction des allocations aux chômeurs refusant 3 offres d’emploi successives recule toujours, une majorité d’entre eux trouve que l’État joue un rôle trop important. Drôle. Autre paradoxe : la gauche « antisystème écologiste » est à la fois anticapitaliste et antilibérale mais souhaite elle aussi moins d’intervention de l’État. Faudrait savoir.

Au-delà, cela montre quelques unes des contradictions que ce « peuple » de gauche, pour lequel j’ai par ailleurs le plus grand respect, mais aussi de la France. Cela me rappelle le constat que fait le politologue Thierry Leterre dans son ouvrage très fourni « La gauche et la peur libérale » que le simple fait que notre pays n’ait pas encore connu l’émergence d’une force politique libérale (sociale-libérale ou libérale-conservatrice) démontre son immaturité politique. Il montre également que cette immaturité est notamment flagrante dans le fait que la France considère encore le libéralisme comme une idéologie de droite, conservatrice. Alors qu’il existe un libéraliste de gauche et un libéralisme progressiste. Inconnu en France.

On est pas sorti, je vous le dis.

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Auwwwergne de la Tentation : pour le meilleur et pour le RIRE !

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Vous en avez surement entendu parlé depuis quelques semaines tant le buzz a réussi : l’Auwwwergne de la Tentation débarque dès aujourd’hui sur nos écrans via Internet. Quatre épisodes seront diffusés en tout, à chaque fois le jeudi.

>> Le premier épisode ici !!

L’Auwwwergne de la Tentation, c’est l’histoire d’un conseil régional, celui de l’Auvergne, qui,  avec le concours et l’intelligence de l’agence Adverbia, spécialisée en communication publique et territoriale (leur blog par ici), imagine sa promotion via une émission de web-réalité (la première !) parodique des émissions de télé-réalité et de certains jeux de télévision célèbres. Les 8 « candidats » sélectionnés en fonction de l’originalité et la folie de leur vidéo de présentation ont été confrontés à des missions toutes plus déjantées les unes que les autres pour finalement gagner… le Trésor de l’Auwwwergne.

Au passage et pour ceux qui découvriraient, l’Auwwwergne est cet espace digital infini aux valeurs et à la culture auvergnate, imaginée là aussi par le Conseil Régional d’Auvergne et l’agence Adverbia. C’est aussi la plate-forme sociale de communication (=Facebook auvergnat) et la plate-forme blog sur laquelle est « installée » ce blog.

Mais le buzz a commencé à naitre à partir du moment où la Fox Company a menacé l’Auvergne de la poursuivre en procès pour l’utilisation audiovisuelle de « de la Tentation », en référence au programme TV dont ils détiennent les droits… Qu’à cela ne tienne, l’esprit gaulois du village qui résiste encore et toujours à l’envahisseur a poussé l’équipe de l’Auwwwergne de la Tentation à 1/ répondre à la Fox par vidéo interposée et 2/ leur dire gentiment d’aller se faire foutre et ainsi de poursuivre l’aventure. On aime !

Et devinez quoi ? Je suis l’un de ces 8 chanceux « candidats » !

En effet, ma vidéo de « présentation » (!) a dû plaire puisque j’ai passé tout le week end dernier à passer des épreuves toutes plus délirantes les unes que les autres. Et non, je ne vous dévoilerai pas la fin, d’autant que… c’est VOUS qui décidez quel candidat retient votre faveur en votant ici et… qui sait ce qui lui arrivera !

Mon personnage est Firmin, un etre assez désagréable, imbu de lui-même, il persuadé d’être le  meilleur et que les autres sont des grosses bouses. Je compte sur vous pour retrouver les multiples références qui m’ont aidé à constituer ce personnage !

A bientôt pour de nouvelles aventures auwwwergnates ! Comptez sur moi pour relayer l’information autour de cette géniale opération de communication !

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Je candidate à « l’Auwwwergne de la Tentation »

Comment ne pas être complètement fan de cette parodie délirante : entre amour de ma tendre région, humour décalé sur elle et phénomène de communication complet avec le buzz planétaire grâce à une petite lettre de la Fox, je ne pouvais pas rater… l’Auwwwergne de la Tentation !

Et puis, allez, la perspective de passer trois jours sympa en Auvergne m’ont un peu motivé… ;-) !!

On clique ici pour voir le teaser de ma candidature ! >> Guillaume (alias \ »Wwwiwwi\ ») veut participer à l\’Auwwwergne de la Tentation

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Un nuage de lait avec votre magique potion ?

Voici un passage tiré d’un ouvrage que je suis en train de lire :

« Le consensus autour de l’État Providence reste une réalité, malgré son bureaucratisme et son coût, (…) mais n’a pourtant pas bloqué tous les signes de fragilisation du corps social : les classes moyennes se sentent menacées par la crise, la classe ouvrière, frappée par la désindustrialisatioon, se réfugie dans un combat syndical qui apparaît, au fond, plus protestataire que révolutionnaire, le monde des exclus voit ses effectifs croître (« nouveaux pauvres », immigrés, chômeurs, « paumés ») dont témoigne la culture du refus face à la domination d’une culture de masse consumériste et américanisée, de plus en plus télévisuelle et normalisée. Ce qui n’empêche pas la permanence du débat intellectuel, sur fond d’opposition entre marxisme et libéralisme (…) sans parler de la progression du culte du corps, des loisirs ou du bricolage. »

Vous avez l’impression que l’on parle de la France des années 90 et 2000 ? Moi aussi. En réalité, ce passage décrit la Grande Bretagne à la veille des élections législatives de 1979 qui ont vu la victoire des Conservateurs de Margaret Thatcher. Je précise que l’ouvrage n’est en rien partisan, il s’appelle La Grande Bretagne contemporaine et raconte l’histoire récente de ce pays jusqu’à nos jours.

L’ouvrage poursuit sur le projet thatchérien : « C’est un discours de combat contre le consensus mou et les idées socialisantes qui, selon lui, ont conduit le Royaume-Uni au déclin. C’est aussi une pédagogie de l’effort en faveur du redressement national : moralisateur, populiste, volontariste mais aussi pragmatique, le thatcherisme entend promouvoir un capitaliste modernisé fondé sur l’initiative privée et les lois du marché, encourager l’individualisme et la méritocratie sans briser le Welfare State (l’Etat Providence), réduire le rôle de l’EstabliMargaret Thatcher, the "Iron Lady" (la "Dame de Fer")shment comme celui des syndicats, renforcer l’autorité de l’État tout en limitant son interventionnisme, restaurer le prestige et le rôle du pays dans le monde. »

L’auteur, François-Charles Mougel, historien, rappelle par ailleurs la débâcle historique du Labour en 1983, alors que le parti avait effectué un virage à gauche en opposition à la politique de la Dame de Fer, avant de ce recentrer pour devenir un parti social-démocrate, c’est à dire oublier son idéalisme socialiste en acceptant la société de libre-marché -ce que tous les partis socialistes ont fait par la suite sauf le PS qui n’a toujours pas réussi à le faire…- et gagner les élections de 1997 avec Tony Blair. Ce « New Labour« , abandonnant ses thèses anticapitalistes, reprend en partie l’héritage thatchérien et profite de la remise en ordre de marche du pays par la Dame de Fer pour confirmer la croissance exceptionnelle du pays jusqu’en 2008.

2008 : la crise. Et vous vous dites : bravo le thatchérisme -je précise au passage que le celui-ci prônait une stricte régulation financière, contrairement à ce que l’on peut entendre- maintenant les britanniques se trouvent plus dans la merde que nous ! Vous avez raison. Mais je vous donne rendez-vous dans 5 ans : vous verrez, la Grande Bretagne se sera remise bien plus vite de la crise que nous -tout comme les États-Unis- et arborera à nouveau de belles perspectives de croissance. Pourquoi ? Parce la culture que M. Thatcher puis T. Blair ont impulsé à ce pays rend sa population bien plus encline à rebondir, à se réinventer, à imaginer des solutions et à tout mettre en œuvre pour s’en sortir, pendant que nous nous lamenterons encore de travailler toujours trop et que l’État ne fait rien.

En attendant, on a un Président qui paraissait être notre « Homme de Fer » français lors de la campagne électorale et qui, taxé d’hyperprésident (!) quand ce n’est pas de monarque présidentiel (!!!) -relisez au passage les analyses politiques sérieuses- et ayant merdé sa communication présidentielle, doit maintenant composer avec les syndicats et « La Rue »  pour finalement faire passer ses « réformes » dont 80% du contenu a été raboté pour faire plaisir et qui se révèleront donc inefficaces. En face ? Personne. Soit des agités extrémistes et ridicules, soit des mollassons qui proposent des idées écumées et obsolètes depuis 30 ans.

Le changement n’est donc pas pour demain.

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Attentisme à la française

Vendredi dernier, j’ai eu le plaisir d’assister à l’enregistrement de la première de la nouvelle émission de Franz-Olivier Giesbert, « Vous aurez le dernier mot », dont le titre, faisant référence à la « possibilité » du public de laisser son avis à la caméra à la fin de l’émission, est d’ailleurs juste une blague. Mais ce n’est pas le sujet de ce billet.

Au cours de cette émission ont été abordés des sujets fort intéressant tournant autour du thème « La France : je t’aime, moi non plus ». Des invités prestigieux de milieux et de sensibilités différentes étaient présents : Frédéric Mittérand, Vincent Peillon, Rama Yade, Frédéric Beigbeder, le rappeur Hamé, le co-producteur du film « Neuilly sa mère » Djamel Bensalah, les penseurs Michel Onfray et Alain Finkielkraut.

Une attitude, unanime de la part des intéressés, m’a choqué. En effet, sur chacun des sujets évoqués, faisant à chaque fois référence à un problème lié au modèle français (éducation, intégration, …), tous les invités se sont égosillé à défendre ou à critiquer des actions (ou, au contraire, l’absence d’action) de l’État, des gouvernements. A aucun moment l’un des invités (ou le présentateur) n’a évoqué la responsabilité individuelle.

A aucun moment par exemple n’a été rappelé que l’école n’est pas là pour éduquer les enfants de la République, mais  pour les instruire. Si bien sûr l’école est un moyen d’éducation, son rôle principal est de les instruire, c’est aux parents de donner une éducation convenable à leurs enfants. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi le Ministère de l’Education ne se nomme pas Ministère de l’Instruction, car cela contribue probablement inconsciemment à ce que certains se disent que l’école est là pour éduquer les enfants…

A aucun moment non plus, n’a été rappelé que l’État et les gouvernements qui se sont succédés, de gauche comme de droite, depuis 40 ans, ne sont pas les seuls responsable de l’échec de notre modèle d’intégration sociale : chacun d’entre nous, individuellement, n’a-t-on pas une part de responsabilité ? Le recruteur qui décide délibérément de ne pas embaucher un candidat parce qu’il est black, arabe ou qu’il demeure dans une cité, n’est-il pas en partie responsable de cet échec national ?

Chaque invité, certains après s’être affrontés politiquement sur le plateau -on remarquera au passage que Vincent Peillon s’est montré beaucoup plus politicien et hargneux que Rama Yade- s’est attaché à maintenir l’esprit d’attentisme de la France et des Français : attendre, attendre que ceux qui sont au-dessus, les décideurs, les ministres et les présidents, agissent et prennent, peut-être, les bonnes décisions.

C’est comme ça que notre pays va s’arranger, c’est sur.

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« Là-haut » vous emmène au Septième Ciel

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de cinéma.la_haut_haut231

En effet, je suis allé voir hier soir « Up » (« Là-haut » en version française), le dernier né des studios Disney en collaboration avec Pixar. Je n’irais pas par quatre chemin : courez-y, c’est un véritable petit bijou. A dire vrai, l’un des films les plus talentueux de génie et de créativité qu’il m’est été donné de voir ces derniers temps.

Je ne vais pas vous faire le pitch, pour me concentrer sur ce pourquoi il faut absolument aller voir ce film et dire autour de vous d’aller le voir.

Tout d’abord, les scénaristes sont à féliciter pour leur créativité et leur ingéniosité dans le déroulé de l’histoire. L’idée est à mon sens tout simplement géniale et, note toute personnelle, ne pourrait pas sortir de studios français pour des raisons que j’ai déjà évoqué sur ce blog. Le sens de l’amour y est traité de la manière la plus fine qui soit pour un film d’animation et même si l’inexorable morale à l’américaine surgit à la fin, on ne peut s’empêcher de trouver ça bien. Au-delà, j’ai adoré ces milliers de ballons de toutes les couleurs qui font décoller la maison : ces ballons multicolores sont pour moi autant de synonymes de l’inventivité et la créativité des Anglo-saxons qui, eux, se permette d’imaginer des choses. De rêver.

Ensuite, il faut souligner la qualité encore surprenante de l’image, des « dessins » : un réalisme saisissant, à tel point que je me suis demandé à un moment si la rivière en torrent que l’on voyait n’était pas un vraie avant de revenir à la raison. Pour finir avec la technique, notons que la musique est particulièrement bien composée pour être en phase, presque en fusion, avec le scénario.

Enfin, je ne peux que souligner la façon que ce film a de nous attacher à ce point à tous les personnages. Ne soyez pas surpris de vous attacher comme un fou à un chien nommé Doug, un grand oiseau surnommé Kevin,  et même un livre d’enfant qui rêve d’aventures, ou encore une maison… Magnifique métaphore que la maison incarne tout au long du film. Par de menus détails du scénario, finement ciselés, on se surprend à verser une larme tellement l’histoire est belle.

C’est à ce moment que je remarque que c’est bien pratique, quand même, l’utilisation du « on » pour ne pas dire « je ».

On notera l’étonnante dureté d’une séquence dont la rapidité, l’absence de dialogues et la tendresse qui s’en dégage permettent d’épargner les plus jeunes : en une poignée de minutes est retracée la vie de Carl (le vieux monsieur) et Ellie (sa femme) depuis leur mariage jusqu’au décès d’Ellie sur son lit d’hôpital. Le Bonheur, auquel succède une douleur palpable.

C’est un film sur l’Amour. Sur la beauté, la simplicité et la pérennité de l’Amour d’une vie. Mais au-delà, sur la mort et le deuil. C’est une histoire merveilleuse qu’il ne faut pas rater. Un film très émouvant qui montre définitivement, à ceux qui en douteraient encore, que les films d’animation ne sont pas à classer dans la catégorie « Jeunesse » de votre dvdthèque.

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